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Dit verhaal verscheen eerder in Holland SF, (2000):no.3; vertaling: Stephanie Dierynck

Pandora

Arlette avait tiré et poussé deux fois au loquet avant de s’apercevoir soudain qu’il s’agissait d’une porte coulissante.  

Du calme Lettie, du calme (la voix de sa mère, pourquoi elle à ce moment), c'est comme ça que tu comptes réussir le coup de ta vie? Alors peut-être vaudrait-il mieux ne pas entrer.

La porte s’ouvrit lourdement en heurtant par saccades le sol en béton. A l’intérieur, il faisait noir comme dans un four.

'Il y a quelqu’un?' cria-t-elle.

Sa voix fut absorbée par la pièce obscure. Elle avança à petits pas dans la direction de la lumière qui y pénétrait. Tandis qu’elle se frayait un chemin entre les maisons en carton et les arbres en résine synthétique, elle passa de nouveau en revue la conversation qui avait été décisive.

'Je comprends maintenant que je n’aurais jamais du passer professionnelle.'

Arlette sentit de nouveau le verre froid qu’elle avait serré des deux mains.

'Avec ce que tu as accompli, la plupart des gens seraient contents,' dit Léa, l’amie d’Arlette qui l’avait invitée pour un dîner en haut de la tour de télévision, 'moi par exemple...'

'Pour toi ce n’est pas pareil, Léa, tu as des enfants.'

'Foutaises, mais si c’est ce que tu penses, pourquoi ne te prends-tu pas de mari?'

'Pour cela, il faut d’abord que je trouve le repos. Je veux être indépendante pour le reste de ma vie. Ce n’est pas en participant de temps en temps à un petit jeu-concours que j’y arriverai. Je dois réussir un grand coup, qu’est-ce que tu en penses?'

'Tu t’aventures sur une pente glissante, Arlette. Je pense savoir ce que tu as en tête. Tu veux te tourner vers le top des jeux-concours, n’est-ce pas? Mais tu es trop jeune, puis d’abord où trouveras-tu l’argent?'

'Tu me le déconseilles donc?'

Leur attention fut attirée un bref instant par la pluie qui battait contre les vitres du restaurant.

'Tu feras ce qui te plait de toute façon, je te connais, Arlette. Si je te donne un avis négatif, c’est un stimulant pour toi. Si je dis: fais-le, c’est un encouragement ni plus ni moins.'

'Donc,' rit Arlette en tripotant à sa frange.

‘Donc je ne fais qu’observer. D’ailleurs ta quiche refroidit.'

Tu feras ce qui te plait de toute façon, se réverbéra la voix de Léa tandis qu’Arlette regardait derrière un livre grandeur humaine. A ce moment la porte derrière elle se referma. Elle voulut dire quelque chose mais les mots restèrent figés sur ses lèvres et elle cligna des yeux car de tous les cotés des lampes de poche furent dirigées sur son visage.

'Tu voulais me parler?'

A travers de ses doigts elle entrevit un homme debout derrière un pupitre. Il avait les yeux vifs, des bouclettes noires et une barbe d’environ cinq jours. Les personnes se tenant derrière les lampes de poche étaient invisibles pour elle; la lumière était trop forte. Elle ne vit que quatre paires de chaussures bien cirées.

'Pandora?'

'Oui,' dit-elle et pensa: on dirait le oui d’une mariée, une mariée malgré elle.

'Tu as l’argent?'

Elle leva la mallette. Un faisceau de lumière indiqua brièvement et impérativement le sol en béton devant elle. Elle posa la mallette et l’homme apparut de derrière la chaire pour l’ouvrir. Ses longs doigts maigres caressèrent les billets de manière envoûtante. Il hocha la tête en signe d’approbation.

'Bon, c’est l’entrée, tu connais le reste des conditions?'

'Non.'

Foutaises, ma vieille, tu les connais parfaitement (c’était Léa) mais tu veux les entendre de sa bouche, afin d’éviter tout malentendu.

'Tu auras ta place d’ici quelques mois. En cas de gain, cinquante pour cent nous revient, en cas de perte cinquante pour cent de ce que tu aurais pu gagner à base de ta première mise, dans la semaine. Le montant reste donc le même et tu le connais à l’avance.'

L’homme s’arrêta un bref moment et toute vie sembla déserter son visage. Le scintillement dans ses yeux disparut, le sourire mourut sur ses lèvres. Il continua d’un ton peu expressif.

'Il y a deux zones: celle sous le coup de la loi et celle hors la loi. En venant ici aujourd’hui, tu t’es mise hors la loi. Tu conclus un pacte...'

Avec le diable, pensa Arlette en un éclair et elle sentit un frisson électrique partir de ses joues jusque dans l’occiput.

'... de plein gré. Si tu ne paies pas dans la semaine, c’est la punition. C’est toujours la même. Le jugement est fixe et ne peut être révoqué. La sentence est la mort.'

L’homme ferma la mallette et bondit. Un sourire éclaira son visage comme s’il avait enlevé un masque. En quelques pas souples, il se retrouva derrière le pupitre.

Un brave type (la voix de sa mère), oui, je le verrai bien comme beau-fils celui-là.

C’est la détente que tu ressens (Léa). Tu n’as pas vraiment de l’admiration pour ce killer répugnant?

Non, répondit Arlette d’un coup aux deux voix, je suis simplement étonnée qu’il soit si jeune. Aurait-il hérité l’empire maffieux de son père? Mais quelqu’un qui peut être si froid, tire un trait sur tous les sentiments qu’il aurait pu avoir. Il les gèle, tue la vie tout comme l’hiver le fait.

Je ne dis rien (Léa).

Tu as probablement raison, ma puce.

'As-tu encore des questions, c’est la seule et unique fois que nous nous voyons,' dit l’homme en fronçant ses sourcils épais.

'J’ai entendu dire que vous pouvez aussi influencer le cours du jeu.'

'Personne ne le peut, même pas l’animateur ou le programmeur de la machine. Les questions sortent de la machine arbitrairement et sont développées en partie par le biais d’intelligence artificielle. C’est une bonne chose car si nous ou nos concurrents pouvaient maîtriser le cours du jeu cela signifierait la fin du Jeu.'

Un homme avec un si charmant sourire (encore sa mère) ne peut pas être mauvais, il changera de vie un jour. Il ne ferait pas de mal à une mouche, ma chérie.

Comme ton père, hein (Lea), le général au cœur d’agneau le surnommait-on.

'Là-bas,' le doigt maigre de l’homme désigna le mur derrière lequel se trouvait un des studios, 'nos lois ne valent pas. Nous aussi nous connaissons nos limites.'

'Est-il vrai que vous approchez parfois le jury?'

'Non, tu attends trop de nous. D’ailleurs: le jury n’intervient qu’en cas de doute.'

Il caressa les poils de sa barbe des doigts, sembla mal à l’aise.

Aucune émotion ne lui est inconnue, Lettie. C’est un gars particulier.

L’apparence... (la voix de Léa’s avait un ton méprisant). Un jour nous ne seront plus qu’âme, penses-y donc.

Vous êtes insupportables, pensa Arlette, cet homme est beau comme un défunt exposé peut encore être beau. Mais la nécrophilie ne m’a jamais attirée.

'Autre chose?'

'Je sais assez,' dit Arlette.

'Alors je voudrais encore dire une chose pour terminer. Nous savons que tu en es capable. Nous avons examiné ton passé en matière de jeux-concours et il est très prometteur. Sans chance réelle de résultat satisfaisant, nous ne nous engagerions pas dans cette affaire. Qui engage la lutte, peut gagner. C’est à toi.'

Voilà qu’il parle comme ton défunt père.

Il dit des conneries (Léa), pourquoi penses-tu qu’il est devenu si timide lorsque tu lui as demandé s’il pouvait influencer le jury. Il ment comme il respire.

'Tu dois t’entraîner jusqu’à ce que tu reçoives la convocation chez toi. T’entraîner, t’entraîner et encore t’entraîner. Te tenir au régime et mener la vie régulière que tu as menée jusqu’à présent. Je n‘ai pas à te le dire, n’est-ce pas. Tu es une vraie professionnelle. Il ne me reste qu’à te souhaiter bonne chance.'

Elle entendit cette phrase chuchotée quatre fois. Les lampes furent éteintes et elle chercha pas à pas, heurtant de temps en temps une pièce du décor, la sortie.

 

Vendredi 12 mai, Télénet 8, 19.00. Pandora. Jeu de connaissance pour professionnelles où chaque mise quelconque peut être doublée jusqu’à cinq fois. La professionnelle de ce soir, Arlette Autreau, a participé avant ses trente-six ans à un nombre impressionnant de jeux-concours: soixante-dix jeux de groupe, dont elle a gagné trente et un et dont elle a été dix fois deuxième et trente jeux individuels où elle a terminé vainqueur à quatre-vingt pour cent. En plus de cela, participation à des spectacles de jeux et de sport avec divers résultats. Cagnotte gagnée estimée: 450.000 euros. A Idéographie, elle a confirmé vouloir réussir ce soir le coup de sa vie. Les rumeurs disant que la maffia l’aurait aidée à obtenir une place a-t-elle fermement nié. Pour ce jeu, elle a passé deux mois en retraite d’entraînement et son masseur nous a assuré qu’elle est mentalement et physiquement en superforme. L’animateur est Philippe Recouly qu’elle a déjà eu en face d’elle dans  'Les roues' et 'Coq-à-l'âne’.

 

Elle était en train d’enfiler la cinquième nouvelle robe lorsque le zoomer retentit. Elle allait devoir se dépêcher; deux minutes et elle devait encore mettre ses bas.

'Vous êtes la première à avoir emmené cinq paires de chaque chose,' dit le maquilleur.

'Les vêtements peuvent être distrayants. Surtout dans la dernière manche je veux avoir l’air fraîche.'

'Vous avez bien raison. Oui, un petit peu sur votre lèvre supérieure. Serrez les lèvres. Très bien.'

'Passez-moi mes chaussures, non, aussi une autre paire, merci.'

'Voilà le gong, oui, bonne chance.'

Pour la cinquième et dernière fois elle monta le podium vivement éclairé, accepta les applaudissements avec un sourire élégant, laissa Philippe Recouly lui faire un baisemain et la guider vers sa place (un trône avec soixante marches étroites). Tandis qu’elle les gravait, la voix du maître de cérémonie récita le texte d’introduction.

'Mesdames et messieurs. Bienvenue à la dernière manche où Arlette Autreau tentera une fois de plus de doubler sa mise, cette fois-ci pas en une heure, pas en une demi-heure, pas en un quart d’heure, pas en cinq minutes, non, en soixante secondes. Mesdames et messieurs, la voilà presque arrivée en haut, encouragez-la par vos chauds applaudissements!'

'Merci Lucien,' Philippe Recouly prit place derrière le pupitre, en biais avec le dos au public, 'es-tu bien installée, Arlette?'

'Très bien, Philippe.'

'Tu le sais, la dernière manche, soixante secondes, une manche n’autorisant qu’une seule réponse courte et claire. Je peux te garantir: la réponse ne peut pas être plus longue qu’une phrase. Donc plus de descriptions, plus de raisonnements tortueux philosophiques, je crois que nous sommes arrivés au cœur du savoir. C’est pour cela que je remercie sur ce le jury que nous ne reverrons plus, vos applaudissements.'

Philippe but une goutte d’eau et lorsque le bruit cessa, fixa le regard vers le haut le long des marches.

'Il ne me reste plus qu’une chose à faire, Arlette,' dit-il sur le ton sérieux des animateurs de jeux, 'es-tu prête à entamer la cinquième manche. Tu as le droit de t’arrêter maintenant et d’emporter ce que tu as gagné.'

'Je continue.'

Les premiers signes d’ampoules apparurent sur les mains.

C’est parti Lettie, je te souhaite beaucoup de courage pour cette ultime manche (sa mère). Je sais que tu y arriveras, tu as toujours été un as.

Tu aurais mieux fait de m’écouter (Léa). Mais tu ne m’aurais jamais écoutée, si tu comprends ce que je veux dire. Trop tard désormais, plus rien à faire.

'Fermez-la tous les deux,' murmura Arlette.

'Que disais-tu,' il y eut pendant un instant quelque chose de vilain dans le sourire de studio de Philippe.

'Rien, je suis prête,' dit Arlette.

Encore un petit applaudissement, comme le battement d’ailes d’un oiseau.

'Bon, les lumières s’éteignent maintenant et je me dirige vers l’ordinateur,' Philippe appuya sur un bouton lumineux rouge sur le panneau avant d’un engin qui ressemblait au tableau de bord d’un avion militaire.

Arlette était convaincue qu’il s‘agissait d’une partie du décor et avait même pensé un instant que derrière l’appareil (une boîte en carton) se cachait un homme qui imaginait rapidement une question pour la glisser ensuite par une fente dans la main de Philippe.

'Bon,' Philippe retourna les yeux fixés sur le papier vers le pupitre, 'silence absolu s’il vous plait. Je pose la question deux fois. Laisse-moi terminer ma phrase. Tu as soixante secondes, ce n’est pas mal de temps. Mesdames et messieurs, nous jouons pour  2.400.000 euros.'

Ces derniers mots, Philippe les chuchota tandis qu’il levait les mains. Arlette se déplaça un peu et sentit qu’elle était déjà mouillée dans le dos.

'Le prénom de Gandhi mentionné dans la majorité des livres est Mahatma ce qui est un titre honorifique et signifie grande âme. Peux-tu nous donner ses véritables prénoms? Donc: le prénom...'

Je le sais, voulut crier Arlette. Une joie immense jaillit dans son cœur et se mélangea à la peur du moment (l’idée qu’elle était paralysée, qu’elle ne pourrait plus parler) formant un tourbillon d’émotions qui fit rougir ses joues, lui donna les mains moites et les jambes flageolantes. Elle se leva à moitié tandis qu’elle serrait de ses deux mains moites les accoudoirs en velours.

Toutes mes félicitations, Lettie. Oh merci beaucoup, quel joli cadeau! Tu n’aurais pas dû.

Désolée, ma vieille, (rit Léa) bien sûr tu n’accepteras plus jamais rien de moi.

'Mohandas Karamsjand,' entendit-elle chuchoter.

Etait-ce Léa, sa mère? Ça ne sortait pas de sa propre bouche. Elle vit l’animateur tourner sa tête brusquement vers le public. A peu près au même moment deux armoires à glace se jetèrent dans l’auditoire sur un spectateur moyen (front luisant, costume affreux, ne sachant pas quoi faire de ses bras). L’homme fut entraîné par les deux armoires à glace et disparut dans les coulisses. Tout cela se produisit hors du champ des caméras et entre-temps on entendait une musique qui étouffa les protestations du kidnappé: 'Je n’ai rien dit, je n’ai rien dit!'

'Hélas,' cria Philippe, 'une personne du public n’a pas su garder son savoir pour lui. Nous allons devoir demander à l’ordinateur de produire une autre question.'

'Mais je le savais,' dit une voix rauque depuis le trône.

Le cœur d’Arlette battait la chamade. Elle s’était rassise dans son fauteuil mais était toujours crispée telle une personne qui pouvait bondir à tout moment. Le public riait, quelque peu embarrassé, il se remettait des émotions.

'Oui oui,' Philippe fit un geste comique et désolé à la fois, 'tu connais les règles du jeu Arlette...'

'Bien sûr, continue Philippe,' sa voix tremblait encore un peu mais on pouvait entendre de nouveau cette nuance courageuse et dynamique.

'Bien, alors c’est reparti et mesdames et messieurs, s’il vous plait, il s’agit d’un jeu, essayez de rester sportifs.

François Ferdinand fut assassiné à Sarajevo, en 1914, et se fut la cause de la Première Guerre Mondiale. Peux-tu me dire sur quel pont cela s’est produit, le pont qui a été nommé d’après l’assassin. Donc: François Ferdinand...'

Terminé, fini, que cela doive se passer ainsi. Ce nom, je ne le sais pas à moins que... se trouve t-il quand même quelque part dans un petit coin de ma mémoire? Je dois me concentrer. Assassins, Sarajevo, Première Guerre Mondiale, comment associer? Voilà les premières dix, douze, quatorze marches déjà allumées. Ne les regarde pas.

Tu l’as oublié (Léa sur un ton de condoléances), je suis désolée pour toi. Tu étais si près du but. Je resterai toujours une bonne amie.

Mon cœur, tu ne le sais pas, hein. Tu n’as pas à me le dire, je le vois à ta figure. Ce n’est rien, je suis quand même fière de toi.

Fermez-là, trente marches déjà, la lumière s’approche, quel sadisme, quelle idée de concevoir un trône pareil. Principe, qu’est-ce que c’est? Quel genre de Principe? Principe, d’où ça me vient ça?

Une caméra bougea au-dessus de sa tête. Faisaient-ils un gros plan pendant les dernières vingt secondes? Non ce n’était pas une caméra, c’était... Perplexe, Arlette regarda en l’air. Entre les lampes de théâtre il y avait un homme. Ses jambes reposaient sur une poutre et de ses bras il en serrait deux autres. C’était le parrain de la maffia! Elle poussa un cri qui à cause de sa bouche sèche ne sembla qu’un léger gémissement.

'Est-ce que tu le sais, Arlette,' fit la voie de l’animateur au loin, 'tu as encore quinze secondes.’

Elle vit les lèvres de l’homme bouger, sa tête, tout son corps tremblait de colère.

Comment est-ce possible, Lettie, c’est pour t’aider qu’il est monté la haut entre les lampes.   

Un gars particulier (Léa), oui je l’admets Arlette.

'Encore dix, neuf, huit.'

Elle lut les deux mots sur ses lèvres... Principov... Most...

'Encore cinq!'

'Je le sais,' cria-t-elle.

'Alors dis-le,' cria Philippe.

La marche en dessous d’elle s’alluma.

'Principov Most,' cria Arlette et au même moment l’homme tomba dans le vide.

Une grande partie du public se leva, hurla, désigna du doigt, cria. Une caméra fit un gros plan de Philippe qui conclut rapidement au-dessus du vacarme. Le parrain de la maffia fut porté du podium. Arlette courut de l’escalier. Philippe l’arrêta.

'Tu es disqualifiée, tu comprendras. Un coup monté je présume.'

'Non, absolument pas,' dit Arlette avec un sourire béat.

Philippe la regarda d’un air investigateur.

'Ta mise te sera rendue. Tu ne dois plus jamais te montrer chez nous et je ferais tout pour que tu sois refusée par d’autres shows.'

'Oui,' dit Arlette d’un air distrait, 'est... est-il mort?'

'Non, il survivra et n’échappera pas à sa punition!'

'Merci Philippe,' dit-elle, pinça l’animateur sur le bras et disparut dans les coulisses.